MANISFESTE ADRESSÉ AUX RESPONSABLES POLITIQUES ET ADMINISTRATIFS POUR CONTRER LES INFECTIONS NOSOCOMIALES

C'est urgent, il faut agir! Les infections nosocomiales sont un scandale dans nos hôpitaux - taux trop élevés à cause du laxisme dans les mesures de prévention pourtant bien connues.

(Voir le reportage diffusé sur TVA le 17 mars 2014 en cliquant ici)

Une preuve par l'évidence: l'hôpital Honoré-Mercier a renforcé ses mesures de précaution réussissant ainsi à faire diminuer son taux d'infections de 80%. Bravo pour cet hôpital! Si eux peuvent réussir, tous les autres hôpitaux aussi. Il faut les obliger.

Le comédien Stéphane E. Roy et ses partenaires, Christine Besson co-fondatrice de l'Association des victimes d'infections nosocomiales, et le Conseil pour la protection des malades (CPM) ont publié ce manifeste suite à une table ronde sur ce sujet. Toutes les données scientifiques ont été validées par le Dr Marchand, infectiologue à l'Institut de cardiologie de Montréal, bien connu pour ses convictions en matière de prévention des infections nosocomiales. 

C. DIFFICILE ET AUTRES INFECTIONS NOSOCOMIALES : LE COMÉDIEN STÉPHANE E. ROY ET DES REPRÉSENTANTS DES PATIENTS DEMANDENT AU PROCHAIN GOUVERNEMENT DE PASSER À L’ACTION

La France et la Suisse font toujours mieux que le Québec en matière de prévention des infections nosocomiales
  
MONTRÉAL, le 18 mars 2014 – 40 000 Québécois de tous les groupes d’âge sont morts à la suite d’une infection nosocomiale depuis 10 ans, soit 11 décès par jour! Le plus important à retenir est que derrière ces chiffres, des drames humains sont tous les jours occultés. En cette période électorale, quelle formation politique va enfin avoir le courage d’agir?
 
Le comédien et auteur Stéphane E. Roy, appuyé par des membres fondateurs de l’Association des victimes d’infections nosocomiales (ADVIN) et le Conseil pour la protection des malades (CPM), appelle les chefs des partis politiques voulant former le prochain gouvernement au Québec à adopter un plan d’urgence pour diminuer les taux élevés d’infections nosocomiales en milieu hospitalier. Une table ronde a d’ailleurs eu lieu à Montréal sur ce sujet.  

Stéphane a perdu sa mère en 2004 suite à une infection au C. difficile. Au nom des victimes, monsieur Roy et les participants à la table ronde souhaitent interpeler la population, les acteurs politiques et le corps médical quant à l’urgence d’agir, car 10 pour cent des patients hospitalisés sont infectés chaque année. Les plus récentes données indiquent que 20 pour cent des patients affectés par le C. difficile subiront au moins une rechute.
 
Récemment, monsieur Roy a mis en ligne une vidéo percutante et une pétition (cliquez ici). De plus, un blogue est maintenu sur le site www.infectionsnosocomiales.org.  

En seulement quatre mois, plus de 7 000 personnes ont visité le site Web, la pétition a reçu plus de 2 700 signatures et 150 individus ont partagé leur expérience. « À la lumière des encouragements et l'appui reçu à cette initiative de gens de tous les horizons, le commentaire qui revient le plus souvent, c’est qu’il faut que ça change, » indique monsieur Roy. « Le C. difficile et les infections nosocomiales sont toujours présents dans nos hôpitaux et personne n’en parle, » s’étonne-t-il.  

« Le gouvernement se doit de prendre des actions immédiates. Ailleurs on a réussi, mais ici on s’en lave les mains, » ironise monsieur Roy. Au cours des derniers mois, les hôpitaux Fleury, de Granby, de Lanaudière, du Haut-Richelieu, Hull et de Gatineau ont connu des éclosions d’infections au C. difficile, sans parler des autres éclosions. « L’hygiène est à l’hôpital ce que la ceinture de sécurité est à la voiture, » dit Christine Besson, fondatrice de l’ADVIN.
  
« Toutes les études démontrent que le Québec fait piètre figure au plan international en matière de prévention des infections nosocomiales. Le temps n’est plus aux rapports, aux affiches et autres demi- mesures, » dénonce Me. Gabriel Dupuis, conseiller au CPM. 

« Quand j’entends des professionnels de la santé dire que le C. difficile fait partie de notre réalité, je me dis qu’il ne faut pas baisser les bras, déclare monsieur Roy. Des pays comme la France et la Suisse ont des taux d’infection deux fois plus bas qu’au Québec. Les solutions en matière de prévention et de récurrence sont connues, il manque juste la volonté politique ! » 

Stéphane E. Roy et les intervenants à la table ronde proposent au prochain ministre de la Santé d’adopter les mesures suivantes :  
1. À mettre en place les mesures barrières de base contre les infections nosocomiales, tant au niveau des précautions de contact, de l’hygiène rigoureuse  des mains qu’au niveau de l’entretien des lieux et du matériel de soins et sanctionner les contrevenants: 
a. En priorisant les chambres individuelles avec salles de bain privées dans tous les plans de réaménagement et de construction des établissements; b. En faisant respecter les protocoles et les directives du port de l’uniforme. 
2. À déclarer toutes les infections nosocomiales afin d’en connaitre le nombre et les caractéristiques comme le fait le Registre pour les incidents et accidents médicaux du Québec; 
3. À divulguer de manière obligatoire et en temps réel les taux par établissement dans un souci de transparence et de reddition de comptes auquel nous avons droit à titre de contribuables qui financent le réseau de la santé; 
4. À maintenir et protéger les budgets de prévention, de contrôle, d’hygiène et de salubrité, les indexer en fonction des coûts de système; 
5. À libérer les budgets nécessaires pour permettre l’assurance qualité et les audits annuels; 
6. À donner accès aux victimes d’infections à tous les traitements et médicaments sans coûts pour elles-mêmes après leur sortie de l’hôpital; 
7. À développer une culture de la transparence et de la reconnaissance de la réalité de ces infections et leur impact sur les victimes et leurs familles selon la loi 113 concernant la prestation sécuritaire de services de santé et de services sociaux; 
8. À mettre en place un mécanisme de compensation pour les victimes d’infections nosocomiales. 
« En cette période de déficit, les infections nosocomiales ajoutent un fardeau considérable au système de santé. Le coût moyen d’un épisode de C. difficile varie entre 15 000 $ et 18 000 $, il faut que le prochain gouvernement mette en place des mesures de prévention structurantes dès aujourd’hui, » conclut monsieur Roy.  
  
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec : 
Sébastien Bonneau 
Attaché de presse 
sebastien.bonneau@capconseillers.com 
514.926.7120

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